Ligue des Champions: l’Angleterre domine l’Europe

Ligue des Champions: l’Angleterre domine l’Europe

 mer 11 avr, 23h15

MANCHESTER (AFP) – L’Angleterre peut à bon droit proclamer qu’elle a le meilleur championnat du monde, avec trois représentants en demi-finale de la Ligue des champions, Liverpool, Chelsea et Manchester United.

Liverpool est comme prévu passé sans encombre mercredi après sa victoire mercredi face au PSV Eindhoven (1-0), déjà battu 3 à 0 aux Pays-Bas. En huitième de finale, les Reds avaient sorti le sortant, le FC Barcelone, pour s’affirmer comme un favori inattendu.

Les exploits des « Blues » et des Red Devils, mardi à Valence (2-1) et contre l’AS Roma (7-1), ont envoyé deux messages clairs supplémentaires aux deux autres mammouths du football, l’Italie et l’Espagne, en les renvoyant à l’ère de la télévision en noir et blanc.

Depuis 1967 et la victoire de Leeds (2-0) dans la défunte Coupe des villes de Foire, aucune équipe anglaise ne s’était imposée à Mestalla. Il faut remonter à 1958 pour trouver trace d’une déroute italienne plus humiliante que celle de la Roma, avec la débâcle de la Juventus Turin à Vienne (0-7).

Espagnols et Italiens avaient placé trois représentants dans le dernier carré en 2000 (Valence, Real Madrid et Barcelone), et en 2003 (Juventus Turin, Inter Milan, AC Milan). Ils vont désormais devoir regarder les Anglais d’égal à égal et oublier leur condescendance.

« Il y a six ou sept ans, le football espagnol était le meilleur. Mais les Anglais ont progressé, ont amené beaucoup de qualité. Avec cette saison, arrive la preuve que le football anglais est le meilleur en Europe », se rengorge Alex Ferguson qui a vécu mardi « sa plus grande soirée européenne » en 21 ans à la tête de Manchester United.

« Trois clubs anglais en demi-finale, c’est stupéfiant… », dit son homologue de Chelsea Jose Mourinho.

C’est surtout la traduction concrète de la puissance économique d’un football anglais qui croule sous les centaines de millions d’euros que lui apporte sa popularité dans le monde entier. De part l’intérêt qu’il suscite de l’Asie à l’Europe en passant par l’Afrique, le Championnat d’Angleterre est le seul « championnat mondial ».

Il y a dix ans, les joueurs latins, à l’exception des Français, étaient encore rares dans la Premier League. Ils sont désormais pléthore, du haut en bas du classement.

Comme les Espagnols et les Italiens en 2000 et 2003, la perspective de voir les Anglais placer deux clubs en finale est tangible. « Si j’étais l’AC Milan ou le Bayern Munich, après le match d’Old Trafford, je tremblerais », disait l’ancien attaquant Tony Cascarino avant la qualification des Italiens.

Dans l’autre demi-finale, Mourinho juge que Liverpool, en grande forme et habitué à une compétition remportée cinq fois, sera favori, d’autant que Michael Essien sera suspendu. Mais son équipe dispose d’une invraisemblable force de caractère et dégage une puissance athlétique hors norme.

Contre Porto et Valence, quatre fois les « Blues » ont été menés, quatre fois ils sont revenus pour arracher le nul ou l’emporter. Les scènes de liesse de Mourinho et de ses joueurs après le match démontrent qu’ils croient pouvoir emporter enfin cette compétition qui les fuit depuis deux ans.

L’anglais sera langue officielle à Athènes en mai. Seul reste à déterminer l’accent.

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